Innovation

Un bon potentiel, mais peu de résultats

Les indicateurs de cette section valuent le potentiel d’innovation à l’aide de diverses mesures et le nombre d’innovations reconnues. Une ville innovante est susceptible de créer plus de valeur.

Montréal obtient des résultats acceptables en matière d’innovation, comparativement aux autres villes nord-américaines.

Selon les indicateurs retenus, Montréal semble avoir une grande capacité d’innovation : elle obtient un bon classement en ce qui a trait à la maind’oeuvre oeuvrant dans les secteurs d’avenir et un classement moyen quant au nombre de diplômés en sciences et technologies. Le capital de risque y est également disponible.

Le défi de Montréal se trouve dans sa capacité à faire reconnaître ses innovations. Le nombre de brevets y est le moins élevé des villes de comparaison.

Main-d’oeuvre oeuvrant dans les secteurs d’avenir

Définition de l’indicateur

Cet indicateur indique la proportion de la main-d’oeuvre de chaque ville qui travaille dans les domaines suivants : produits chimiques, production d’équipements de télécommunications, production de composantes électroniques ou de composantes magnétiques, aérospatial, équipements médicaux, produits pharmaceutiques ou cosmétiques, conception de logiciels, télécommunications, conception de systèmes informatiques, laboratoires médicaux et recherche scientifique. Les données datent de 2014 (non disponibles pour Phoenix). Plus le taux de main-d’oeuvre occupant des emplois dans des secteurs d’avenir est élevé, plus on suppose qu’une ville a une grande capacité d’innovation.

Montréal et l’ensemble du Québec obtiennent d’excellents résultats en matière d’emploi dans les secteurs d’avenir. La présence d’une industrie aérospatiale et de plusieurs centres de recherche permet à la ville de se hisser parmi les premières villes nord-américaines à ce chapitre.

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Notes : 1) Provinces correspondantes pour le Canada. Les types d’emplois incluent entre autres : conception de systèmes informatiques, fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces, télécommunications, fabrication de produits chimiques, services de recherche et de développement scientifiques, grossistes-marchands de produits pharmaceutiques, d’articles de toilette, de cosmétiques et d’articles divers.  2) Donnée non disponible pour Phoenix.  Sources : Statistique Canada; Bureau of Labor Statistics.

Nombres d’ententes en matière de capital de risque par année

Définition de l’indicateur

Cet indicateur calcule le nombre moyen d’ententes signées en matière de capital de risque par ville étudiée entre 2012 et 2014. Le capital de risque est lié à des investissements comportant une plus grande part d’incertitude, donc à des possibilités d’innovation. Plus ce nombre d’ententes est élevé, plus le nombre d’innovations finançables est grand.

Montréal se classe en milieu de peloton parmi les villes nordaméricaines. À ce titre, son rendement est comparable à celui de Toronto. Ce qui signifie qu’un nombre relativement élevé d’innovations sont financées à l’aide de capital de risque. Le nombre d’ententes est cependant bien inférieur à celui des deux chefs de file à cet égard, soit Boston et San Francisco.

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Rang nord-américain de Montréal

Source : Thomson Reuters.

Envergure des ententes de capital de risque

Définition de l’indicateur

Cet indicateur représente la valeur moyenne en capitaux propres investis dans les ententes en matière de capital de risque. Fournies par Thomson Reuters, les données retenues correspondent à la moyenne enregistrée de 2012 à 2014. Liée au nombre d’ententes signées en matière de capital de risque, cette mesure permet de comprendre l’ampleur des projets concernés. Au-delà du nombre d’ententes signées, l’envergure de celles-ci est une mesure, non précise, de la qualité perçue de l’innovation et de sa capacité à générer de la valeur.

Montréal fait beaucoup moins bien sur le plan de la valeur moyenne du capital de risque investi. La ville arrive en queue de peloton avec seulement 3,8 M$ investis en moyenne par entente. Généralement, Montréal obtient de bons résultats en termes de présence de capital de risque dans le contexte canadien, qui est différent de celui des États-Unis.

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Rang nord-américain de Montréal

Note : La valeur des ententes de l’année 2012 n’est pas incluse pour Saint-Louis ni celle de 2013 pour Pittsburgh, car une transaction d’une importance dispropotionnée masque le portrait habituel de ces deux villes à ces moments précis.  Source : Thomson Reuters.

Brevets

Définition de l’indicateur

Cet indicateur représente le nombre de brevets par 100 000 habitants pour chacune des villes étudiées. Le nombre de brevets par 100 000 habitants permet de mesurer les innovations concrètes puisqu’elles sont vérifiées par les bureaux d’enregistrement des brevets chargés de les approuver. Bien qu’imparfaite, cette mesure permet d’uniformiser le nombre d’innovations entre les villes. Les données datent de 2012.

Montréal se classe bonne dernière pour ce qui est du nombre de brevets. Bien que les autres villes canadiennes ne fassent pas significativement mieux, Montréal tire de l’arrière depuis des années sur le plan du nombre d’innovations brevetées. Existe-t-il des enjeux structurels et fonctionnels qui empêchent les innovations montréalaises d’être brevetées?

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Rang nord-américain de Montréal

Sources : Institut de la Statistique du Québec; United States Patent and Trademark Office.

Nombre de diplômés en sciences, technologies, génie et mathématiques par 100 000 habitants (STGM)

Définition de l’indicateur

Un diplômé STGM est un diplômé en sciences, technologies, génie et mathématiques. L’indicateur calcule le nombre de ces diplômés par 100 000 habitants. Les données datent de 2011 pour le Canada et de 2013 pour les États-Unis.

Montréal se classe dans la moyenne des villes nord-américaines. Malgré la présence d’écoles spécialisées, le nombre de diplômés demeure moins élevé que celui des villes très innovantes comme Boston et San Francisco.

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Rang nord-américain de Montréal

Nombre de diplômés STGM (sciences, technologies, génie, mathématiques) par 100 000 habitants (Canada, 2011 et États-Unis, 2013)

RangVilleSTGM
11 Montréal 3908
6 Toronto 4136
7 Vancouver 4105
3 Boston 5885
10 Philadelphie 3992
12 Pittsburgh 3860
15 Charlotte 3243
13 Saint-Louis 3388
8 Minneapolis 4084
4 Denver 4874
14 Phoenix 3307
9 Portland 4012
2 Seattle 5894
1 San Francisco 6907
5 San Diego 4651


Sources : Enquête nationale auprès des ménages de 2011; 2009-2013 American Community Survey 5-Year Estimates.

Comme indiqué dans le tableau, Montréal obtient des résultats acceptables en matière d’innovation, comparativement aux autres villes nord-américaines. Selon les indicateurs retenus, Montréal semble avoir une grande capacité d’innovation : elle obtient un bon classement en ce qui concerne la main-d’oeuvre oeuvrant dans les secteurs d’avenir et un classement moyen pour ce qui est du nombre de diplômés en sciences et technologies. Le capital de risque y est également disponible.

Le défi de Montréal se trouve dans sa capacité à faire reconnaître ses innovations. Le nombre de brevets y est le moins élevé des villes de comparaison.

Classement des villes selon les indicateurs de la catégorie « innovation » 2015

RangVilleInnovationMain-d’œuvre dans les secteurs d’avenirDegré d’activités d’investissement en innovationDisponibilité du capital de risqueNombre de brevetsNombre de personnes ayant un diplôme en sciences, technologies, génie ou mathématiques (STGM)
1 San Francisco 7 2 1 2 1 1
2 Seattle 16 1 5 5 3 2
3 San Diego 17 3 4 3 2 5
4 Boston 19 6 2 4 4 3
5 Denver 32 11 7 1 9 4
6 Minneapolis 39 7 10 9 5 8
7 Toronto 42 4 8 13 11 6
7 Portland 42 9 12 6 6 9
9 Philadelphie 43 13 3 10 7 10
10 Pittsburgh 50 14 6 8 10 12
11 Montréal 52 4 9 14 14 11
12 Phoenix 53 10 14 7 8 14
13 Vancouver 54 12 13 11 11 7
14 Saint-Louis 59 7 11 15 13 13
15 Charlotte 72 15 15 12 15 15


Note : Pour Phoenix, l’indice d’innovation a été pondéré en fonction du nombre d’indicateurs disponibles.  Source : Institut du Québec.