Qualité de vie

La force de Montréal

Les indicateurs de cette section mesurent la qualité de vie de chacune des régions métropolitaines. Ces indicateurs permettent d’analyser des facteurs sociaux qui contribuent à la création de richesse.

Les villes canadiennes tirent leur épingle du jeu dans cette catégorie, puisqu’elles occupent les trois premiers rangs. Montréal se situe au deuxième rang.

Montréal arrive en première position au chapitre de la distribution de richesse; la ville affiche aussi le plus faible taux de criminalité et sa population utilise largement les modes de déplacement alternatifs pour se rendre au travail.

Pourcentage de la population vivant sous le seuil de la pauvreté

Définition de l’indicateur

Il s’agit du pourcentage de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté. Les données datent de 2011 pour le Canada et de 2013 pour les États-Unis. Cet indicateur permet de connaître la proportion de citoyens qui n’a pas le nécessaire pour vivre. Une ville dont le taux de pauvreté est bas est souvent une ville dont la qualité de vie et la vitalité économique sont fortes.

Quelque 14,7 % des Montréalais vivent sous le seuil de pauvreté, comme indiqué dans le graphique. À ce chapitre, Montréal se situe ainsi dans le dernier tiers des villes comparées, se classant 12e, suivie de Charlotte (15,1 %), de Vancouver (15,7 %) et de Phoenix (16,6 %).

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Sources : Statistique Canada 2011; 2009-2013 American Community Survey 5-Year Estimates.

Inégalités de revenu

Définition de l’indicateur

L’indicateur choisi pour mesurer le niveau des inégalités de revenu est le ratio
95-20. Ce rapport est obtenu en divisant le revenu total avant redistribution du ménage se classant à la limite des 5 % les plus riches par le revenu total du ménage se classant tout juste parmi les 20 % les moins fortunés. Les données, qui datent de 2012, proviennent de Statistique Canada et de l’Integrated Public Use Microdata Series de l’Université du Minnesota1. Une plus grande distribution de la richesse assure une certaine qualité de vie à l’ensemble de la population. Si la population la moins riche a accès à des revenus acceptables, la qualité de vie générale s’en trouve augmentée.

Au chapitre des inégalités de revenu, Montréal se classe au premier rang, avec un ratio de 6,7, comme l’illustre le tableau. Cela signifie que le revenu requis pour faire partie du top 5 % des ménages les plus fortunés est plus de six fois plus élevé que celui appartenant tout juste au quintile le plus pauvre. Les autres villes canadiennes se classent aux deuxième et troisième rangs. Pour les villes américaines, les ratios passent de 7,4 (Minneapolis) à 10 (San Francisco).

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Rang nord-américain de Montréal

Inégalités de revenu des ménages (Canada, 2011 et États‑Unis, 2013)

RangVilleRatio
1 Montréal 6,7
2 Toronto 6,9
3 Vancouver 7,1
13 Boston 9,6
14 Philadelphie 9,7
10 Pittsburgh 8,9
11 Charlotte 9,0
9 Saint-Louis 8,6
4 Minneapolis 7,4
7 Denver 8,2
8 Phoenix 8,3
5 Portland 7,9
6 Seattle 8,0
15 San Francisco 10,0
12 San Diego 9,1


Sources : Statistique Canada 2011; 2009-2013 American Community Survey 5-Year Estimates.

Espérance de vie

Définition de l’indicateur

Cet indicateur représente l’espérance de vie à la naissance en nombre d’années. L’espérance de vie donne des indications sur plusieurs aspects : qualité de vie générale, accès aux soins de santé ou impact de la prévention de la santé publique sur la population. Une espérance de vie plus élevée indique une qualité de vie généralement appréciable.

C’est à Vancouver que l’espérance de vie est la plus élevée, et à Philadelphie qu’elle est la plus faible. Les trois villes canadiennes se situent dans le top 4. En ce qui concerne les villes américaines, celles qui ont généralement un PIB plus élevé et un taux de criminalité plus faible présentent une plus longue espérance de vie. Montréal se classe favorablement par rapport aux villes européennes.

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Rang nord-américain de Montréal

Sources : Le Conference Board du Canada (données pour les provinces canadiennes correspondantes); The Institute for Health Metrics and Evaluation; Eurostat (données pour les pays correspondants).

Coût du logement

Définition de l’indicateur

Cet indicateur calcule le pourcentage des ménages propriétaires ou locataires qui consacrent plus de 30 % de leurs revenus au logement. Les données proviennent de l’Enquête canadienne sur les ménages de 2011 pour le Canada et de 2013 pour les États-Unis. Un coût du logement bas relativement aux revenus permet d’estimer le coût de la vie dans une ville. Si ce coût demeure bas, les revenus dégagés qui ne sont pas consacrés au logement servent à améliorer la qualité de vie générale des citoyens. Il faut cependant préciser qu’une ville traversant une période de morosité économique verra son coût de logement diminuer en raison d’une baisse de la demande.

La ville de Montréal, dont 27,6 % des ménages consacrent 30 % de leurs revenus au logement, se classe au deuxième rang au chapitre du coût du logement, précédé de peu par Pittsburgh (25,9 %), comme le montre le graphique. Les deux autres villes canadiennes, soit Toronto et Vancouver, se situent également dans la première moitié du classement. San Francisco (40 %) et San Diego (43,4 %) occupent les deux dernières positions, car les prix des logements sont pratiquement inabordables pour près de la moitié de leurs ménages.

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Rang nord-américain de Montréal

Abordabilité du logement (Canada, 2011 et États-Unis, 2013)

RangVillePourcentage
2 Montréal 27,6
6 Toronto 31,8
8 Vancouver 33,5
12 Boston 36,6
10 Philadelphie 36,3
1 Pittsburgh 25,9
5 Charlotte 30,5
3 Saint-Louis 28,4
4 Minneapolis 28,8
9 Denver 33,6
7 Phoenix 32,7
11 Portland 36,5
13 Seattle 36,8
14 San Francisco 40,0
15 San Diego 43,4


Sources : Enquête nationale auprès des ménages, 2011; 2008-2012 American Community Survey 5-Year Estimates.

Taux d’homicides par 100 000 habitants

Définition de l’indicateur

Il s’agit du nombre d’homicides par 100 000 habitants. Les données canadiennes les plus récentes à ce chapitre datent de 2014, alors que celles des États-Unis datent de 2012. Le taux d’homicides fournit une estimation de la gravité de la criminalité dans une ville donnée. Le taux de criminalité est le facteur perçu qui influe le plus sur la qualité de vie d’une ville. On présume qu’un taux de criminalité élevé réduit sensiblement la qualité de vie d’une ville.

Les trois villes ayant les plus faibles taux d’homicides par 100 000 habitants se situent toutes au Canada. La moyenne nationale canadienne de 1,6 homicide par 100 000 habitants est trois fois plus faible que la moyenne américaine, qui est de 4,7. En 2014, Montréal était la grande métropole ayant le plus faible taux, à 1,0. Les taux américains sont nettement plus élevés : de 6,2 à Denver, il passe à 20 à Philadelphie et à plus de 35 à St-Louis.

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Rang nord-américain de Montréal

Sources : Statistique Canada 2014; Federal Bureau of Investigation Uniform Crime Reports 2012; Office des Nations unies contre la drogue et le crime.

Qualité de l’air

Définition de l’indicateur

La qualité de l’air est mesurée par le nombre de particules fines, inférieures à 2,5 microns, par mètre cube. Il s’agit d’une moyenne annuelle des mesures prises dans divers points de la ville. Les données datent de 2013. La qualité de l’air est un enjeu primordial pour la qualité de vie. Elle a en effet des répercussions sur la santé pulmonaire de la population. Une mauvaise qualité de l’air a des conséquences sur le type d’activités extérieures que peuvent faire les citoyens d’une ville.

Au chapitre de la qualité de l’air, Montréal arrive en sixième position par rapport aux autres villes nord-américaines, avec une concentration moyenne annuelle de 10,1 particules fines par mètre cube. La qualité de l’air des villes canadiennes surpasse la moyenne dans les trois cas. Les villes européennes se situent plutôt en queue de peloton à cet égard.

Toutefois, la ville de Montréal se classe moins bien que les autres villes canadiennes. Ce constat est confirmé par le rapport City Magnet III du Conference Board paru en 2014. On y rapportait que Montréal et Laval avaient reçu le plus grand nombre de jours d’avis de smog au pays entre 2004 et 2011.

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Rang nord-américain de Montréal

Qualité de l’air en 2013

RangVillemmg
6 Montréal 10,1
2 Toronto 8,4
1 Vancouver 7,0
6 Boston 10,1
12 Philadelphie 12,7
14 Pittsburgh 13,5
3 Charlotte 9,2
13 Saint-Louis 12,9
8 Minneapolis 10,3
5 Denver 9,9
10 Phoenix 11,1
11 Portland 11,3
4 Seattle 9,5
9 San Francisco 10,8
15 San Diego 16,9


Source : Organisation mondiale de la santé, données de 2013.

Utilisation d’autres modes de déplacement que l’automobile

Définition de l’indicateur

Cet indicateur évalue le pourcentage de la population qui utilise d’autres modes de déplacement que l’automobile pour se rendre au travail (transport en commun, vélo, marche, etc.). Les données datent de 2011 pour le Canada et de 2013 pour les États-Unis. L’utilisation et l’accès à d’autres modes de déplacement que l’automobile ont plusieurs effets tangibles sur la qualité de vie. Généralement, cette utilisation stimule l’exercice, réduit le temps consacré au transport et a des répercussions positives sur la qualité de l’air. Plus cet indicateur est fort, plus il est estimé que la qualité de vie de la ville est positive.

À cet indicateur, Montréal fait très bonne figure. Près du tiers de sa population utilise d’autres modes de déplacement que l’automobile pour se rendre au travail. L’ensemble des villes canadiennes obtient des taux semblables : la présence d’un réseau de transport bien développé explique sans doute en partie ce classement. Seule San Francisco se rapproche des taux canadiens.

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Rang nord-américain de Montréal

Pourcentage de la population utilisant un autre mode de transport que l'automobile pour se rendre au travail (Canada 2011, États-Unis 2013)

RangVillepourcentage
1 Montréal 30,1
1 Toronto 30,1
3 Vancouver 29,2
5 Boston 20,0
6 Philadelphie 15,6
9 Pittsburgh 9,5
15 Charlotte 4,5
14 Saint-Louis 5,6
10 Minneapolis 8,6
11 Denver 8,5
13 Phoenix 6,7
8 Portland 13,2
7 Seattle 15,1
4 San Francisco 24,2
12 San Diego 8,2


Sources : Enquête nationale auprès des ménages, 2011; 2009-2013 American Community Survey 5-Year Estimates.

Temps perdu dans la congestion routière

Définition de l’indicateur

L’indicateur du temps perdu dans la congestion routière mesure le pourcentage du temps passé sur la route à l’heure de pointe attribuable au ralentissement de la circulation. Il s’agit d’un ajout au temps minimalement requis pour faire le même parcours sans entrave. Les données datent de 2014.

La fluidité des transports constitue un enjeu tant en ce qui concerne la qualité de vie que le développement économique. Une augmentation du temps requis pour se déplacer a un impact direct sur le temps imparti à d’autres activités. Plus l’indicateur est bas, meilleure est la qualité de vie.

Montréal n’est pas une ville au transport routier fluide. À cet indicateur, elle se compare ainsi aux villes européennes. Mais elle demeure tout de même plus fluide que Vancouver ou Toronto. Les villes américaines, dont l’urbanisme a été conçu autour de l’automobile, jouissent d’une meilleure fluidité. Conjugué à l’utilisation du transport en commun, le portrait de Montréal n’est pas négatif. Ceux qui ont accès facilement au transport en commun contournent les problèmes de fluidité plus facilement à Montréal qu’ailleurs.

Les villes canadiennes tirent leur épingle du jeu dans cette catégorie, puisqu’elles occupent les trois premiers rangs. Toronto se classe notamment dans le premier tiers pour la plupart de ces indicateur. Montréal se situe deuxième rang.

Montréal arrive en première position au chapitre de la distribution de richesse; elle affiche aussi un faible taux de criminalité et sa population utilise largement les modes de déplacement alternatifs pour se rendre au travail. Bien qu’une proportion importante de la population montréalaise vive sous le seuil de pauvreté, la qualité de vie représente la principale force de Montréal.

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Rang nord-américain de Montréal

Source : TomTom.

Classement des villes selon les indicateurs de la catégorie « qualité de vie » 2015

RangVilleQualité de vieTaux de personnes vivant sous le seuil de la pauvretéRépartition des revenusEspérance de vieCoût des loyersTaux d'homicidesQualité de l'airUtilisation de modes de transport alternatifs à l'automobileTemps perdu dû à la congestion routière
1 Toronto 31 3 2 3 6 2 2 1 12
2 Montréal 38 12 1 4 2 1 6 1 11
3 Vancouver 48 14 3 1 8 3 1 3 15
4 Minneapolis 50 2 4 7 4 12 8 10 3
5 Seattle 58 5 6 5 13 6 4 7 12
6 Denver 60 7 7 8 9 7 5 11 6
7 Boston 66 1 13 10 12 11 6 5 8
8 Charlotte 70 13 11 11 5 8 3 15 4
9 San Francisco 71 4 15 1 14 10 9 4 14
10 Portland 72 10 5 13 11 4 11 8 10
10 Pittsburgh 72 6 10 14 1 13 14 9 5
12 Phoenix 73 15 8 9 7 9 10 13 2
13 Saint-Louis 76 9 9 12 3 15 13 14 1
14 San Diego 84 11 12 6 15 5 15 12 8
15 Philadelphie 86 8 14 15 10 14 12 6 7


Source : Institut du Québec.