Capital humain

Capital humain : en progression

Pour ce qui est du développement du capital humain, Montréal progresse d’un rang pour une deuxième année de suite, la métropole québécoise passant du 14e rang des villes nord-américaines il y a deux ans, au 12e rang.

Les données indiquent que la situation de Montréal s’est améliorée en absolu depuis 2011 quant à la proportion des 25 à 64 ans titulaires d’un baccalauréat, mais cette amélioration n’a pas eu d’effet sur le classement.

Le décrochage scolaire y demeure toutefois problématique. Point positif, Montréal semble mieux s’en sortir que par le passé quant à sa capacité d’attirer et de retenir des immigrants.

Proportion de personnes détenant un baccalauréat ou plus dans la population des 25 à 64 ans

Proportion de personnes détenant un baccalauréat ou plus dans la population des 25 à 64 ans



Sources : Enquête nationale auprès des ménages (2011); American Community Survey 5-Year Estimates

Le résultat médiocre de Montréal relativement à ce sous-indicateur n’a pas changé depuis le recensement de 2011. Comme les autres années, Montréal occupait en 2016 l’avant-dernière place du classement nordaméricain en ce qui a trait à la proportion de personnes titulaires d’un baccalauréat ou plus chez les 25 à 64 ans. Bien que depuis 2013, il y ait plus de Montréalais âgés de 25 à 64 ans qui détiennent un diplôme universitaire (hausse de 30,5 % à 31,9 %), cette hausse de 1,4 % dépasse seulement le taux de croissance observé à Minneapolis (0,8 points de pourcentage pour atteindre 42,5 %), Saint-Louis (1,3 points).

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Rang nord-américain de Montréal

Proportion de la population de 25 à 44 ans sans diplôme secondaire

Proportion de personnes détenant un baccalauréat ou plus dans la population des 25 à 64 ans



Note : Dans le reste du Canada et aux États-Unis, les études secondaires durent un an de plus qu’à Montréal. Ainsi, le taux montréalais est sous-estimé dans ce graphique. Sources : Enquête nationale auprès des ménages, 2011; 2009-2013 American Community Survey 5-Year Estimates.

Pour ce qui est de proportion de la population des 25 à 44 ans sans diplôme secondaire, Montréal se situe encore en 2016 dans le bas du classement : la métropole occupe la 10e place16, soit deux rangs plus bas qu’en 2014, alors qu’elle occupait la 8e place (ce que révèlent de nouvelles données publiées en novembre 2017). Il est important de préciser ici que la présence de nouvelles données pour la métropole québécoise explique entièrement ce glissement. À noter que bien que le taux de décrochage soit plus faible qu’en 2014 (il passe de 8,8 % à 8,6 %), d’autres villes se sont améliorées davantage (de 8,8 % à 7,6 % à Philadelphie, et de 8,9 % à 7,8 % à Portland).

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Rang nord-américain de Montréal

Immigration internationale nette

Immigration internationale nette



Note : Il est à noter, à juste titre, que les trois villes canadiennes incluses dans ce rapport représentent les portes d’entrée traditionnelles des immigrants au Canada. Aux États-Unis, les principales portes d’entrée des immigrants sont les mégapoles de New York, Los Angeles et Chicago. Les trois villes canadiennes reçoivent actuellement un plus grand nombre d’immigrants que ces trois villes, toutes proportions gardées.  Sources : Statistique Canada; American Community Survey.

En ce qui concerne le sous-indicateur de l’immigration internationale nette, Montréal recule d’un rang, retrouvant son 3e rang d’il y a deux ans, et ce, malgré son plus fort flux d’immigration annuelle en trois ans, soit 0,92 % (immigration internationale nette de l’année divisée par population totale). Malgré une accélération de la croissance, elle perd un rang parce que Vancouver est passé de 0,7 % à 1,0 %.

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Intégration des immigrants au marché du travail

Intégration des immigrants au marché du travail



Note : Un ratio de 1 indique que le taux de chômage est similaire pour les deux groupes. Sources : Statistique Canada; American Community Survey 5-Year Estimates.

La performance de Montréal s’améliore très légèrement au chapitre de l’intégration des immigrants au marché du travail, et ce, pour la deuxième année de suite. Or, les progrès ne sont pas suffisants pour qu’elle rattrape d’autres villes nord-américaines à l’exception de Minneapolis où la capacité d’intégrer les immigrants au marché du travail s’est fortement détériorée depuis 2014. L’intégration des immigrants mesurée en taux de chômage des immigrants divisé par celui des Canadiens, révèle que Montréal est passée en deux ans d’un ratio de 1,63 à un ratio de 1,48, ce qui lui a permis de dépasser Minneapolis.

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Rang nord-américain de Montréal

Classement des villes selon le capital humain



Source : Institut du Québec.